Une marque qui rejoint un groupe peut soit s’y diluer, soit y trouver les moyens de mieux devenir elle-même. Le parcours d’Immortaliz depuis janvier 2026 illustre la deuxième option.
Le 20 août 2026, jour pour jour un an après la signature qui a donné naissance à Thiasos Group, Immortaliz a mis en ligne son nouveau site. Ce n’est pas une coïncidence que nous avons cherchée, mais une coïncidence que nous avons eu envie de marquer : elle raconte assez bien ce que nous voulons pour chaque marque de notre écosystème, grandir à son rythme, sans jamais perdre ce qui la rend unique.
En un mois, Immortaliz a fait évoluer son identité visuelle, entièrement reconstruit son site, mis à jour son application web, puis publié son application mobile sur cinq plateformes : Android le 1er septembre, Wear OS quelques jours plus tard, puis iOS, iPadOS et watchOS.
Chaque étape a été rendue publique au fur et à mesure, plutôt que présentée d’un bloc une fois terminée. Cette transparence n’est pas un hasard : nous croyons qu’une marque qui montre son travail en cours construit plus de confiance qu’une marque qui n’apparaît qu’une fois que tout est parfait.
Avant de parler d’écrans et de code, la refonte d’Immortaliz est d’abord née d’un travail sur le sens. Le nouveau logo, cinq arcs concentriques disposés autour d’un point central, doit beaucoup à deux traditions du design graphique du vingtième siècle, en apparence éloignées l’une de l’autre.
La première est celle de Paul Rand, et son principe du rébus visuel : un bon logo ne doit pas illustrer une idée, il doit la faire deviner en un seul regard, par association plutôt que par description littérale. Les cinq arcs d’Immortaliz fonctionnent sur ce principe : ils évoquent à la fois une empreinte digitale, symbole d’identité personnelle, et les cinq tiroirs de la commode virtuelle. Deux idées portées par une seule forme, sans qu’aucune légende ne soit nécessaire pour les comprendre.
La seconde référence est celle de Jan Tschichold et sa Nouvelle Typographie : la conviction qu’une grille rigoureuse, presque mathématique, produit plus de clarté que n’importe quel ornement ajouté après coup. Ce principe se retrouve dans la construction technique du logo lui-même : chaque arc a un rayon et une rotation calculés selon une progression précise, pas positionnés à l’œil. Cette même rigueur a ensuite structuré l’ensemble du système graphique, de l’échelle d’espacement aux tailles de police, bien au-delà du seul symbole.
Le résultat tient dans cette tension assumée entre les deux écoles : un signe qui se comprend intuitivement, construit sur une structure qui ne laisse rien au hasard.
Ce qui frappe avec le recul, c’est la distance entre ces choix, en apparence très abstraits au moment où ils se discutent, une rotation d’arc, un espacement de grille, et leur traduction concrète : une identité qui reste immédiatement reconnaissable, que l’application s’affiche sur un iPhone, une Apple Watch, une tablette iPad ou une montre Wear OS. Cette cohérence ne doit rien au hasard : elle découle directement de la rigueur posée dès le départ sur le symbole lui-même, une grille qui se décline sans se déformer, quel que soit l’écran.
Tenir cette même identité sur cinq plateformes n’est pas qu’une question de design : c’est aussi un choix d’architecture. Immortaliz repose sur une base technique pensée pour tenir dans la durée plutôt que sur l’empilement d’outils à la mode :
Cette architecture partagée a un effet concret sur le rythme de l’équipe : publier une nouveauté sur l’ensemble des plateformes ne multiplie pas le travail par le nombre d’appareils ciblés. C’est ce qui a permis de tenir cinq sorties en un mois avec une équipe réduite.
La nouvelle identité d’Immortaliz s’articule autour d’un bleu-vert profond (teal) et d’un ivoire chaleureux, avec l’orange réservé exclusivement aux appels à l’action. Ce dernier point est une règle stricte du système graphique : l’orange ne colore jamais un fond de section ni un titre, uniquement les boutons et signaux qui invitent à agir.
Deux couleurs d’accent restent réservées à un usage unique plutôt que dispersées partout : un ambre chaleureux pour la fonctionnalité de boîte aux lettres, et un mauve discret pour le seul tiroir « Mon départ », le plus intime des cinq.
La typographie associe Cormorant Garamond, une serif italique utilisée pour les titres, et DM Sans pour l’interface et le corps de texte. La cible d’Immortaliz se situant essentiellement entre 40 et 65 ans, la lisibilité a pesé plus lourd que la tendance : taille de police jamais inférieure à 16 pixels, contrastes vérifiés, zones cliquables larges.
Ces choix techniques et graphiques reflètent la façon dont Thiasos Group accompagne chacune de ses marques : hébergement et stockage des données en France, chiffrement systématique, recours à des acteurs européens pour l’intelligence artificielle plutôt qu’à des solutions non souveraines. Sur un produit qui touche à la mémoire familiale et aux volontés de fin de vie, ces choix ne sont pas négociables.
Immortaliz n’est pas un cas isolé dans notre approche. C’est un exemple de ce que nous voulons pour chaque marque qui rejoint Thiasos Group : garder son équipe, son identité et sa mission d’origine, tout en bénéficiant des moyens techniques, design et humains d’un groupe structuré.
Si vous portez une marque ou un produit numérique et que cette façon de grandir vous parle, nous serions heureux d’en discuter.